Une Photographie, Une Histoire : "James Brown en concert en 1967"

James Brown en concert en 1967
"James Brown (1933-2006) chanteur américain de soul, gospel et rhythm and blues, en concert à l'Olympia le 21 septembre 1967" Bridgeman Images

James Brown en concert en 1967 par l’agence Bridgeman Images



Une enfance atypique bercée par la rue




James Brown grandit loin de ses parents, en compagnie d’une tante tenancière d’une maison close : le petit Brown s’occupe alors de rabattre les clients pour les dames de compagnie et danse parfois pour quelques dollars. Il enchaîne les petits boulots et refuse d’aller à l’école, préférant chanter du Louis Jordan dans une chorale gospel.

  
Autodidacte, il apprend le piano et la batterie jusqu’à ce qu’il se fasse arrêter pour vol de voiture et termine à la maison de correction pour mineurs délinquants de Toccoa. Alors surnommé le « Music Box », il y développe ses aptitudes musicales et forme un groupe composé d’autres détenus. Ils se produisent ainsi dans les prisons environnantes. Il est alors repéré par le pianiste Bobby Byrd avec qui il forme le groupe The Flames : leur premier single Please, Please, Please sort en 1956 et se vend à un million d’exemplaires.

  1967 : l’âge d’or de James Brown & The Famous Flames


 
Nous sommes le 21 septembre 1967. James Brown & The Famous Flames se produisent à l’Olympia pour une représentation. Lloys Stallworth a quitté le groupe l’année précédente après leur première apparition dans The Ed Sullivan Show. C’est donc uniquement Bobby Bennet, Bobby Byrd et James Brown qui se produisent sur les planches de l’Olympia.

  

James Brown s’est attelé à construire l’identité de la musique funk, souvent accompagnée de discours en faveur de la lutte pour les droits civiques. Cette année-là, « The Godfather of Soul » connaît alors son âge d’or : son morceau Cold Sweat est d’ailleurs considéré comme le premier morceau funk. C’est la consécration.

  L’arrivée du disco marque un tournant dans sa carrière

En 1970, certains membres du groupe le quittent pour saisir d'autres opportunités. Il crée un nouveau groupe, toujours accompagné de Bobby Byrd. Il y intègre le bassiste Bootsy Collins, le guitariste Catfish Collins et le tromboniste Fred Wesley. The JB’s rencontrent un franc succès avec Get Up (Sex Machine). A la fin des années 70, le groupe se sépare de nouveau et le disco est en plein boum. Bien que James Brown s’adapte à ce nouveau style musical, il ne s’y sentira jamais aussi à l’aise que dans ses rythmiques passées.

  
James Brown, au cours de ses dix années au sommet nous aura fait danser aux variations du rhythm’n blues, la soul, mais aussi le funk. La fin de sa carrière est malheureusement marquée par la justice et la maladie : il décède le 25 décembre 2006 d’une pneumonie.

 

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