Une Photographie, Une Histoire : "Hobos"

"Un visage unique merite un portrait. Un vagabond sur les routes du Sud de Madagascar" Salvatore Avallone

Interview Salvatore Avallone



ArtPhotoLimited : Vous nous exposez aujourd’hui l’histoire de votre photo appelée "hobos". Ou avez-vous pris ce cliché ? Dans quelle ville ?

Salvatore Avallone : La photo a été prise dans la ville de Fort Dauphin au sud-est de Madagascar.

Connaissez-vous cette personne personnellement ou l'avez-vous rencontrée par hasard ?

J’ai rencontré cet homme par hasard, je me promenais simplement, je sortais tout juste de la ville. Il est fort probable que cet homme vienne de la brousse car je ne l’ai jamais plus rencontré depuis. On ne rencontre pas souvent des vagabonds ici à Madagascar car la culture locale est très attachée à la famille.

Comment s’est passée la rencontre ?

Cet homme m’a touché par son regard, simple et heureux, comme une personne qui s’est réconciliée avec la vie. Je lui ai demandé si je pouvais le photographier (portrait que j’ai réalisé en une seule prise). Il m’a ensuite demandé de lui offrir un café. Sur sa poitrine, il se déplace avec une note dont les mots sont partiellement compréhensibles.

Qu'est-il écrit sur son écrito ?

C’était écrit en malgache, on aurait simplement dit que les mots étaient écrits phonétiquement, comme s’il les écrivait pour la première fois. On peut distinguer un nom : « Nônô » ; probablement le sien. Le mot « soleil » en malgache officiel se prononce « masoandro » et sur l’écrito, on peut distinguer « machoandroes ». Le soleil est un symbole de la culture de la région Anosy, donc on peut probablement supposer que cet homme vient de cette région, dans laquelle se situe la ville de Fort Dauphin.

Tous vos portraits sont en noir et blanc. Pourquoi ?

J’aime le noir et blanc. Aussi la couleur. Mais c’est une question de choix. Pour le moment je me concentre sur le noir et blanc. Je préfère réserver l’utilisation de la couleur pour de la photographie abstraite.

Quel appareil photo utilisez-vous pour vos portraits ?

J’ai commencé par de l’argentique avec un Leica M6. Lorsque je suis passé au numérique, j’ai d’abord utilisé un M9 et plus récemment un Pentax.

Dernière question qui vous concerne plus personnellement, depuis quand avez-vous su que photographe était votre métier de prédilection ?

Cela fait cinq ans que je me concentre sur la photographie. Mais la photographie a toujours été ma passion depuis mon plus jeune âge.

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